Portrait : Leslie Dabit, bénévole

Leslie Dabit s’implique comme bénévole à la Maison St-Raphaël à raison d’un à deux quarts par semaine, principalement les lundis ou les mardis matin. Elle partage son temps entre l’unité de soins et la cuisine, deux espaces qui, pour elle, se rejoignent autour d’un même geste fondamental : prendre soin. À la Maison St-Raphaël, ses journées prennent différentes formes selon les besoins. À l’unité de soins, elle est présente pour appuyer le personnel soignant dans l’accomplissement de leurs tâches, tout en étant disponible pour offrir une écoute attentive aux patient·e·s. À la cuisine, elle participe à la préparation des repas. Dans ces deux contextes, elle perçoit une même forme de connexion, un lien au corps et au soin, que ce soit en accompagnant quelqu’un ou en préparant de la nourriture pour nourrir. Pour Leslie, ces gestes, simples en apparence, portent une grande signification.

Son parcours est marqué par une grande diversité d’expériences. Elle a suivi plusieurs formations en lien avec les arts et la culture en France, notamment dans le domaine de l’organisation de festivals et d’événements. Elle a également complété une formation pour devenir libraire. Depuis une dizaine d’année, Leslie évolue dans le milieu du cinéma. Elle a notamment travaillé pendant huit ans pour une société de production cinématographique indépendante, avant de poursuivre son parcours à son compte au cours des dernières années. Bien qu’elle poursuive ses activités dans ce domaine, elle est actuellement dans une période de réflexion, portée par un désir de changement. 

Les réflexions autour des soins de fin de vie et de la mort prenaient de plus en plus de place, et c’est sur les conseils d’une amie qu’elle a découvert la Maison St-Raphaël. En se renseignant sur la mission de la Maison, elle a rapidement senti une résonance avec ses propres valeurs. Elle a choisi de s’y engager pour explorer concrètement cet univers. Ce qui l’a marquée dès son arrivée, c’est le sentiment d’être à sa place. Elle évoque une évidence, presque immédiate : celle d’avoir trouvé un lieu où elle peut être pleinement elle-même. Elle souligne la qualité des relations humaines qui s’y tissent et insiste sur le fait qu’à la Maison St-Raphaël, l’humain est véritablement au cœur de tout. C’est un environnement où elle sent qu’elle peut se déployer, exister avec authenticité et contribuer de manière significative.

En dehors de son implication bénévole et de son travail, elle trouve du plaisir dans des activités simples mais essentielles, comme la lecture et la danse. Parmi les autrices qui ont influencé sa manière de voir le monde, elle mentionne Martine Delvaux, une figure importante pour elle. Et enfin, elle affirme que, si elle pouvait changer une chose dans la société, juste en claquant des doigts, ce serait de la rendre plus juste et apaisée.